28 mars 2009

L'art urbain perd l'esprit

En ce moment, une expo sur le tag et le graffiti a lieu au Grand Palais. Une amie de mes parents, qui travaille avec des artistes urbains (Mosko, Nemo, Mesnager) nous a raconté que :
  • A l'entrée, environ 150 tags sur des toiles (il ne faudrait pas non plus salir les murs) et un panneau : ATTENTION, il est interdit de taguer de façon illégalle (merci l'orthographe), etc etc, conformément à l'article numéro ... alinéa ... .
  • Certaines toiles sont refusées parce que ce n'est pas de la peinture, ça sort un peu de l'image, du cliché...
  • Et puis la médiatisation, le truc les bidules les machins, et que je te remette des décos inutiles, tout en artificiel, en exagérations.
…et quand vous ressortez de l'expo, vous êtes vide. Ça ne vous a rien apporté. Toute cette pub, tout ces néons, ces inutilités, pour strictement rien.

Mais où est donc passé l'esprit "poétique, presque enfantin et à peu près illégal" de cette forme d'art ? Ça devient un phénomène de mode, une espèce de show-business à la André Rieu sans aucun sens artistique, sans démarches, ni rien du tout. Merci la pub.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire