13 juin 2009

Dernières petites perles

Voilà les derniers trésors de ma sacrée classe :

— Madame, pourquoi on éternue ?
— Ben, t'as comme une poussière dans le cerveau, et comme tu peux pas te gratter le cerveau, t'éternues.
— Ah, si Madame, s'exclame V. ! Les Égyptiens ils peuvent !
(en 6e, on avait appris que pour embaumer les morts, les Égyptiens leur enlevaient le cerveau par les trous de nez...)

M. arrive en retard au cours de français :
— T'étais où ?
— Ben, aux toilettes... J'ai tiré la chasse et après je me suis rincé avec l'eau de la cuvette...

Graffiti trouvé sur un table : Tu Gastagnette, Tu Gastagnette.
Un autre : 3+5 = 10 + 3 x 4 = 14 : 15 = T un gay

En histoire, la prof : — De quelle période s'inspiraient les artistes de la Renaissance ?
M., sur le ton de l'évidence : — Ben, de la Renaissance !

Contrôle sur l'Asie : Copies de 5ème A :

Cite deux religions asiatiques qui ont un point commun dans leurs croyances :
— L'hindouisme et l'islam sont polygames et croient en un seul dieu.
— L'islam et l'hindouisme ont un point commun : ils sont chrétiens.
Comment appelle-t-on le peuple majoritaire en Chine ?
—Les "yeux bridés".

Copie de 5ème E :

Comment le riz pousse-t-il ?
— Le riz pousse par terre.

Sinon, je me fais régulièrement traiter de communiste par M., qui pourtant n'a pas lu Marx. Ça change d'"intello".

7 juin 2009

Bonne fête Auchan

La fête des mères. Il fallait bien que j'en parle. Depuis un an ou deux, certaines pages blogs anti-pub et anti-conso m'ont ouvert les yeux sur toute l'arnaque des "fêtes" de ce genre, qui sont en réalité de grands rendez-vous commerciaux, au même titre que la Saint-Valentin ou même Pâques et Noël.

Petits, nous étions ravis (je m'en souviens comme si c'était hier) de rapporter de l'école un petit poème, un cœur en papier ou encore un pot à crayons décoré par nos soins, ce qui promettait de la colle et des paillettes plein les doigts du destinataire, et plein le parquet de la maison. Les colliers de nouilles, les maîtresses se disaient que c'étaient quand même fini. A coup sûr, notre gentille maman souriait jusqu'aux oreilles en nous faisant un gros bisou et nous repartions, fiers de notre travail et de l'effet produit.
Seulement, en grandissant, c'est-à-dire à partir du CM1-CM2, on commence à trouver que ça fait vraiment « bébé » et qu'on ferait bien d'aller acheter quelque chose joli mais pas trop cher dans un grand magasin. D'ailleurs, les instites, en tout cas les miennes, se lassent un peu des travaux manuels spécial fête des mères à cet âge-là.
En 6e, ça devient vraiment un fléau. On a encore une vague pensée pour notre mère, parce que malgré nos airs de gros durs, on est des gentils petits sixièmes. Les filles (surtout les filles) prêtent plus d'attention qu'avant aux publicités dont nous sommes envahis à cette occasion, encore plus que d'habitude — Sephora et Mariaunaud sont experts en la matière —, et se disent : « Tiens, et si j'achetais ce parfum, il a l'air trop top ! » « Whaa, trop sympa le T-shirt ! Ça lui irait vachement bien ! ». Les techniques des publicitaires aident beaucoup à ce comportement du parfait consommateur (con, sot, mateur. Haha). On se retrouve donc avec des mamans contentes du geste mais quelque peu désarçonnées par le haut Chanel offert par celle qui, encore deux ans auparavant, leur fabriquait un petit coffre à bijoux en boîte d'allumettes.

Alors non, je n'achèterai pas dans un magasin, je lui ferai un gros bisou et basta, parce que les poèmes ça commence à faire cucul et les colliers de coquillettes sont un peu passés de mode. Même si ce n'est pas moi, seule avec les quelques personnes encore lucides, qui vais faire changer les choses, tenons-en à nos convictions.