1 octobre 2010

Blind Night

Il faut que je vous dise un truc... Mardi dernier, je suis allée voir Blind Guardian à l'Elysée Montmartre. Mon premier concert de metal...

Le groupe qui assurait la première partie, Steelwing, était correct, dans le genre heavy metal old-school. J'ai bien aimé la voix du chanteur, le look des musiciens aussi, très 80s (pantalon-en-cuir-moulant-super-vintage, style clouté, etc).
Moins bien, leur attitude "je-fais-mon-petit-show-pour-en-mettre-plein-la-vue" et leurs riffs répétitifs ; en plus, on ne pouvait pas compenser avec les solos parce que le son était assez pourri. Il y avait aussi le chanteur qui tentait un fac-similé de Bruce Dickinson, vêtements, voix, attitude, et ses cheveux dont il semblait être très fier. C'était marrant, il essayait d'arpenter la scène, de bouger un peu, mais c'était beaucoup trop petit... D'ailleurs leur style sentait bien le Maiden. On ne le leur reprochera pas — qui ne s'inspire pas de la Vierge de Fer ? — mais du coup, ça faisait carrément tribute...

Après une demi-heure d'attente, enfin, Blind Guardian, avec comme premier morceau Sacred Worlds, de leur dernier album (bizarrement, composé pour le jeu vidéo Sacred 2, cf. Metallian n°60). Ils sont parfaits, la voix d'Hansi Kürch — et son éternel polo noir — toujours aussi spectaculaire. C'est ce qui m'impressionne chez ce groupe ; quels que soient les live filmés qu'on peut trouver sur Internet, on dirait toujours une version studio, l'ambiance en plus (sauf quand c'est la vidéo qui est nulle, bien entendu). L'ambiance était là ; j'étais un peu au fond de la salle, donc pas avec le pogo ou les headbangers de devant, mais entendre la quasi-totalité des titres chantée par le public fait un super effet. Le programme rassemblait surtout des classiques, ce qui n'était pas plus mal ; certains que j'étais totalement incapable de chanter, deux ou trois que je ne connaissais même absolument pas, mais bon, je me suis rattrapée sur Welcome To Dying, Valhalla, Traveler In Time, Imaginations From The Other Side, Mirror, Mirror, et évidemment The Bard's Song, seule chanson dont je connaissais un peu plus que le refrain.
Une super expérience. C'est terrible, d'ailleurs, quand je suis sortie, je me suis dit que je pourrais recommencer tous les soirs. Mais vu le prix que ça coûte, et que je connais peu de personnes prêtes à aller dans ce genre de concerts...
Vous vous doutez aussi qu'il m'a été impossible de suivre le cours de physique, d'allemand ou de maths le mercredi matin. J'ai été sur mon petit nuage pendant trois jours, en matière d'euphorisants, c'est mieux que la LSD, moi je vous dis.

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