14 août 2011

Pour votre santé, évitez de manger trop gras, trop salé, trop sucré.

La famine dans la corne de l'Afrique (Somalie et Ethiopie), n'intéresse personne en France.
C'est vrai, quoi, les français sont en va-can-ces. Ils ont la tête plongée dans les magazines people (ou le sable). Dans les livres du style Bien maigrir ou au contraire Vaincre l'anorexie. Ils pensent à faire plaisir à leurs enfants en les emmenant manger chez McDo, à satisfaire le regard inquisiteur de leur conjoint(e) sur leurs poignées d'amour... Et puis, pour les autres, il y a quand même la crise boursière, et ça, c'est très important. Les journalistes n'échappent bien évidemment pas à la règle. On a envie de se détendre...

Les Somaliens, eux, pensent à survivre.

Les journalistes en ont un peu parlé, quand même il y a, euh, attendez... deux, trois semaines ? Je ne sais plus. Enfin, c'est bien pour ça que je suis au courant.
Ceci dit, qui sait à quoi sert cette publicité. Je me demande bien où va tout l'argent donné (de mauvaise grâce) aux pays africains pour que la famine soit à ce point une constante dans cette région du monde...

Le problème, c'est que toute famine est politique. Tout ne vient pas des aléas du climat.
D'abord, les Etats, notamment en Somalie, ont laissé la place à des organisations djihadistes qui contrôlent les régions et interdisent aux ONG de venir en aide aux victimes. Ces organisations nient jusqu'à l'existence de la famine.

Ensuite, dès août 2010, la FAO (Food and Agriculture Organization) avait prévenu la communauté internationale des risques de grave sécheresse et de leurs conséquences dans la Corne de l'Afrique, mais cette annonce n'avait quasiment pas rencontré de réponse. Et là, tout d'un coup, hop, on nous en informe, merci, c'est gentil, les Somaliens doivent être contents de voir qu'on se préoccupe de leur sort.
Il aura fallu toutes ces images d'épouvante pour qu'on se mobilise... Et encore : quand il s'agit de crises alimentaires (et de la prévention desdites crises), vous l'aurez remarqué, les Etats se montrent assez radins. Ils préfèrent investirent dans l'armée ou la police, je suppose.

Je vous invite à lire cet intéressant article, qui parle de la situation bien particulière de l'Ethiopie, où la famine répondrait encore plus à de sintérêts politiques que partout ailleurs.

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