8 septembre 2011

Des nouvelles du lycée

La rentrée j'aime pas. Bon, d'accord, c'est pas une phrase super constructive pour commencer un billet, mais c'est tout ce que j'ai à dire après ma première matinée au lycée.

Le lycée, c'est exactement comme le collège : des murs, des couloirs peints en jaune, des chiottes dégueulasses, des profs qui ressemblent à des profs, une proviseure (en veste aussi rose que celle de Roselyne Bachelot) qui ressemble à une proviseure, une CPE qui exige qu'on se lève quand un adulte entre en classe (pas qu'on s'agenouille devant elle, heureusement) alors que personne ne s'en donne plus la peine depuis des lustres (mais Chatel a dit qu'il fallait rétablir les cours de morale à l'école, alors au lycée ça doit donner ça), un emploi du temps incompréhensible, des sourires figés, du bonheur en boîte et des filles qui trouvent utile de s'habiller en mannequins ratés pour séduire les mecs (dès le premier jour, on sait jamais).
Des masses moutonnières, comme dans la vie, et parmi les ovins, des gens qui ont l'air de relever le niveau (j'avoue que dans mon lycée, ça va quand même : il y a des originaux, des rebelles, des décalés, quelques anars et/ou métalleux, tout n'est pas perdu).

Je retrouve des gens que je n'avais pas envie de retrouver. Des cours que j'étais contente d'avoir oublié pendant les vacances mais qui me sont revenus aujourd'hui comme une pluie soudaine et torrentielle, accompagnée de nuages sombres : les fonctions, les ensembles de nombres, les inconnues, les Fables de La Fontaine, Corneille, La Bruyère, Musset, bref, tous ces trucs qui vous font regarder votre montre toutes les cinq minutes.
Le réveil à 6 heures et quart est toujours de mise. Le sac de trois tonnes, les horaires stricts, l'enfermement, la surveillance (allégée par rapport à l'année dernière vu que c'est plus grand, mais inéluctable), les quarts d'heure de liberté surveillée dans la cour, l'exercice physique obligatoire, l'impossibilité de partir quand bon nous semble, le respect dû aux supérieurs, la fréquentation obligatoire de nos compagnons de misère, et les punitions en cas de désobéissance, sont là aussi. La prison habituelle, quoi. Je ne vous referai pas le chapitre.
Ceci dit, c'est quand même un grand soulagement après le collège. Il y a plus de gens, plus de diversité, moins de cas sociaux chez les profs (et même des profs sympathiques !). Bref, c'est un peu plus supportable, ne soyons pas de mauvaise foi.

Bien. C'était pour les nouvelles. Profitons-en pour une annonce :
J'ai décidé de faire une pause en ce qui concerne la politique et l'actualité. Je considère que la rentrée est assez déprimante comme ça, et puis tout est toujours pareil ; du coup, la Fabrique tourne en ronronnant, monotone, et c'est pénible. Jetons des pavés dans les rouages… Les prochains billets vont donc sans doute être plus espacés et parler de livres, d'art, de culture, toutes ces choses dont on tente de réduire l'intérêt et la diffusion, mais qui sont essentielles aussi pour résister.

Ah, et désolée pour les changements fréquents de fond de blog en ce moment, je cherche un truc sympa désespérément. Pour l'instant, le mur décrépi, c'est peu original, je vais trouver autre chose.

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