18 novembre 2011

La chasse aux pauvres est rouverte

Ça ne vous aura pas échappé, Sarko et associés ont expliqué leurs projets de perpétuer la tradition gouvernementale de criminalisation de la pauvreté.
Nos dirigeants actuels nous font croire que les fraudeurs des allocations, du RSA et autres, sont des gens méchants, dangereux, « traitres » ou que sais-je encore, bref, des criminels. Je ne suis pas spécialiste mais je peux deviner qu ceux qui fraudent ne sont pas nos amis les députés. Qui eux, selon l'article pointé, gagnent dans les 5 200 € par mois, sans compter pas mal de trucs. Les fraudeurs montrés du doigt ne sont pas les ministres qui habitent des logements sociaux, mais des gens à qui de toute façon un peu plus d'argent ne ferait pas de mal. Personnellement, dans ce cas-là, même si ça ne me concerne pas encore, je m'en foutrais pas mal de cotiser pour payer leurs aides sociales.

En France comme ailleurs, de toute façon, être pauvre constitue la plupart du temps un délit aux yeux de ceux qui établissent les lois sécuritaires, les arrêtés anti-mendicité, et autres joyeusetés. Si vous êtes pauvre, vous avez de bonnes chances de vous retrouver en prison, comme l'explique Rolland Henault dans son livre Non ! Construire des prisons pour enrayer la délinquance, c'est comme construire des cimetières pour enrayer l'épidémie. 
 Si vous êtes pauvre, vous faites chier les riches qui doivent s'occuper un minimum de vous parce que sinon ça fait grogner l'opinion. Si vous êtes pauvre, c'est que vous avez raté votre vie. Si vous êtes pauvre, vous ne méritez pas de respirer le même air que les riches. Si vous êtes pauvre, c'est que vous avez quelque chose à vous reprocher, car enfin, on ne devient pas pauvre pour rien, c'est bien qu'on l'a mérité, c'est bien qu'on n'est qu'un fainéant. Ou alors c'est parce que vous l'avez choisi. Vous rêviez d'une vie de bohème, sans avoir à vous préoccuper de gérer le patrimoine familial ou vos fiches de paie.
Les pauvres n'ont pas fait les grandes écoles. Les pauvres n'ont pas de Rolex à cinquante ans. Les pauvres ne se marient pas avec des filles de couverture de magazine. Leur seule ambition immédiate est de pouvoir manger à sa faim, s'habiller et garder un toit. Les pauvres occidentaux, surtout, quels égoïstes. Ils devraient s'estimer heureux ; parce qu'en Somalie…

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