17 mai 2009

MUTO

J'ai déniché récemment sur Internet un super petit film d'un artiste urbain, BLU.

Page blog, accueil : http://www.blublu.org/
Page de la vidéo : http://www.blublu.org/sito/video/muto.htm

C'est vraiment un petit bijou de patience... et le blog est classe !

16 mai 2009

Sortie en Bourgogne

Comme je l'avais prévu, je me suis éclatée à cette sortie, surtout avec une classe pareille.

M., dans le car, veut montrer ses fesses aux automobilistes de l'autoroute. Il se trouve réduit à leur faire un geste obscène de la main. Ce que, manque de bol, des flics surprennent... Ils sont en uniforme et brandissent une pancarte fluo marquée POLICE dans leur voiture banalisée. Conclusion, M. passe le reste du trajet à se terrer sous son siège : Vazy, vazy, jure y z'arrivent ? Oh putain, vazy tu m'previens, hein ? Oh là là, chuis foutu...

Les perles :

A Vézelay, quelqu'un voit le coin pique-nique, un grand jardin derrière la basilique, et dit :
— Ah, nan, c'est un péage.

V. voit l'autel : — Eh, à quoi ça sert cette poubelle ?

A Guédelon, devant les chèvres : — Minou, minou !

Devant l'âne : — Qui a une pierre ?

En parlant du treuil... — Ah ouais, c'est le piège à rats !
...et du mec qui le fait tourner en se mettant dedans — Et il a pas voulu que je le remplace !

Bref, ils ont pas changé. Ah, j'oubliais M. dans le car, à la fin du voyage :

— Alors, j'espère que vous avez passé un bon voyage. C'était la direction.
— Bonsoir, c'est le capitaine de bord qui vous parle. Ce soir, euh, il y aura quelques nuages mais le temps euh, restera positif ; le soleil se couchera à 18 heures 30. Nous avons été très déçu, euh, de votre comportement, euh, j'espère que ça se reproduira plus. Je vous souhaite une mauvaise agréable soirée.

12 mai 2009

Séance de "Projet de classe" ce mardi 12...

Après la récréation, la classe monte en salle informatique. La prof essaie d'ouvrir la porte, mais un petit malin X, pendant la récréation, a glissé quelque chose dans la serrure. La porte est donc impossible à ouvrir. Moussa en profite pour faire le crétin, au point que la prof doit le poursuivre jusqu'au bureau du principal. Un quart d'heure de cours perdu.
On descend dans la salle habituelle de la prof de français, qui nous fait aussi Projet de classe, c'est-à-dire un travail depuis le début de l'année sur l'architecture du Moyen-Âge. On entre, Mme C. en profite pour nous rappeler tous les défauts techniques du collège (en en omettant certains), du genre la licence Windows qui ne marche qu'en haut et pas en bas parce que c'est trop cher, les souris volées par les élèves, la porte de la salle info impossible à ouvrir une fois sur deux...

Du coup, on fait l'Heure de Vie de Classe à la place du travail prévu. On parle de notre prochain voyage de classe en Bourgogne, au château de Guédelon, en cours de construction, avec les techniques du Moyen-Âge.

A. : — Ah bon, c'est pas construit par des robots ? Aaaah, moi je pensais que c'était déjà construit et qu'après ils faisaient juste semblant de taper dessus pour montrer comment c'était...

Après la découverte d'A. (non, ce ne sont pas des robots qui construisent Guédelon), la prof nous apprend que les gens qui travaillent sur le chantier du château sont des professionnels bénévoles. Et la classe de s'exclamer en chœur :

— Coââââ ? Mais vazy, c'est nul, y sont mêm' pas payés ! Oh, putain ! Mais pourquoi y font ça, alors ? Ça sert à quoi, m'dame ?
Je demande, y croyant à peine : — Et vous, votre métier, vous vous en foutez si vous l'aimez pas, du moment que ça vous rapporte de l'argent ?
L. me répond : — Ben ouais....
Moi : — Ah... d'accord... Ben je te le dis tout de suite, si tu veux être tranquille, vaut mieux être présidente de la République.
L. : — Ah ouaaaais, cool, l'idée ! Eh, m'dame, moi j'veux devenir présidente des Etats-Unis !
A., réaliste : — Oui, mais faut que t'apprennes déjà à parler anglais.
L. : — Ah. Ben alors, présidente de la France !
Et je fais remarquer — Puis si on va dans le même sens, vos idoles, les artistes, ça existerait pas, parce qu'un artiste, à la base, c'est pas hyper bien payé !
— Oui, mais l'art on s'en fout, nous !
Qu'est-ce que je disais...
Et la prof, illustrant ma pensée : — Et si on raisonne comme ça, il n'y a pas d'amour ou de liberté ou de pensée, parce que ça rapporte rien...

Les autres perles :

En latin :

V. : — Si madame, j'ai fini mon exercice, je suis sur la dernière ligne droite avant le paradis !

Mme F : — La jeune fille ?
Quelqu'un : — Nutella ! (Puella, entre parenthèses...).

En français :

M. : — Hein c'est vrai, madame, que c'est pas Charlemagne qui a inventé l'école ?
K. : — Nan, c'est Sarkozy !

M. : Ah ouais, le Kansas, c'est dans le Colorado...
Moi : — Ben non, le Kansas et le Colorado, c'est deux états différents...
— Oh, merde, les États-Unis, c'est trop compliqué pour moi, j'préfère la France !

Prof : — Ah, c'est bien, le 15, c'est l''anniversaire d'A., on va avoir des gâteaux !
A. (une autre) — Ouaaais ! Gâteaux, manger, manger !

16 avril 2009

Perles, perles, perles...

Contrôle de SVT. On nous demande de décrire le trajet d'une tartine dans l'estomac. Dans une copie de la 5e A, un petit malin qui met :
"La tartine se transforme en muscle..."

Toujours chez les 5A, exercice de géo, sur l'Asie. "La religion principale en Chine est Hong-Kong". Hem.

Un mot dans le carnet de V. :
"A copier 50 fois : Le cours de français n'est pas fait pour parler de Tata Suzanne".
Comment il s'était débrouillé pour parler de Tata Suzanne en cours de français...


Pendant notre heure d'Heure de Vie de Classe, un grand bruit retentit dans le couloir :
A. : — Un avion !
M. : — Nan, des assassins !

M., en cours d'allemand : — Ah ouais, madame, j'crois qu'ya un hélicoptère à Berlin, suspendu, là, vous savez... !
Prof : — Un hélicoptère ? A Berlin ? Suspendu où ?
M. : Ben j'sais pas... dans l'ciel...


Et en latin… Le dernier cours avant les vacances :

La prof : — Citez moi des villes dont le nom se termine par un S...
Quelqu'un : — Bordeaux !

On devait toujours essayer d'improviser une scène de Amphytrion :

— Ta femme a accouché de deux jumeaux.
— QUOI ??
— Ta femme a accouché de deux jumeaux !
— Eh ben... Ça fait beaucoup !

Une que seuls les initiés pourront comprendre, toujours dans Amphitryon :

E., qui joue Amphitryon : — Je suis mort...
Quelqu'un dans le public : — Mais steive !

J'explique : steive, en gros, ça veut dire "on s'en fout de ta vie". C'est très pratique quand on ne veut pas perdre sa dignité. Agaçant pour l'interlocuteur qui espérait te rabattre le caquet, et qui ne comprend pas que c'est justement un signe de faiblesse. Et toi, tu te crois malin...

7 avril 2009

En français :
Prof : — Alors M, là, dans son coin, il est en train de se mettre des spaghetti sur la tête, on sait pas pourquoi...

Prof : — On a atteint le degré zéro de l'écriture, là ! Même dans les mots que vous vous envoyez en cachette, y'a rien d'écrit.

M. (on parle des genres de la presse écrite) — La chronique, ça raconte seulement des choses qui se passent la nuit.

Tant qu'on est dans la presse, on parle du tremblement de terre dans les Abruzzes, en Italie, dans la nuit du 5 au 6 avril :

Prof : — Bon, on a pris les hôtels de vacances pour loger les sans-abris, parce qu'ils étaient presque vides. Y'a pas beaucoup de gens qui vont en vacances au mois de mars, hein...
A. : — Oui, mais en avril ?

A. (on doit écrire un article sur le séisme) — Ah, mais je ne sens pas l'inspiration me monter au cerveau !


On doit vraiment avoir l'air d'une classe de fous...