4 décembre 2009

Perles diverses

J'ai appris cette semaine que Hitchcock avait joué dans Harry Potter, et que 3x était la longueur du diamètre du cube...

En cours de Français, en plein exo sur la phrase complexe, le prof :
— J., on ne pince pas la cuisse de son voisin en cours !

En Histoire-Géo, on parle de la remise en cause de l'absolutisme, en l'occurence au siècle des Lumières. Montesquieu, dans les Lettres Persanes, parle du pape comme d'un magicien occulte, etc. L., mon voisin, me demande :

— Ça veut dire quoi prêcher ?
— Ben, enseigner un truc, essayer de rendre les gens d'accord avec telle ou telle opinion...
— Ah ouais, comme les malades, là ! Comment y s'appellent déjà...
— Euh, non, j'vois pas...
— Mais si, tu sais, les gros malades... ah voilà, les Jésuites !
— Euh, oui, si tu veux...
— Eh, t'as d'jà fait du caté ?
— Ouais, un peu... (d'ailleurs chuis contente d'avoir arrêté mais faut pas l'dire).
— Ben tu vois, c'était trop marrant, je me souviens, le mec il était en train de parler des moutons de Dieu ou chais pas quoi, là...
— Oui, oui, je vois assez bien.
— Nous avec P. on était en train de foutre de sa gueule, c'était trop marrant.
— T'inquiète, t'étais pas le seul.
— Oh pis ça me rappelle... ma première communion...
— Hum, vas-y, parlons-en.
— Putain j'ai bouffé le... le carton bouilli, là... Qu'est-ce que c'était DÉGUEULASSE !
— T'as vu !
— J'ai failli tout recracher !
— Ah oui, non, j'aurais quand même pas fait ça... y z'auraient pas aimé. Mais bon, c'est pas si horrible, ça a juste pas de goût...
— Ah oui tu trouves ??
— Ouais attends... c'est quoi qu'il a dit, là ? On parle de qui ? Ah oui, Voltaire...

Bon, voilà le genre de conversations intelligentes qu'on peut avoir en histoire-géo. C'est passionnant, non ? N'empêche, mon voisin était apparemment dégoûté à vie des messes. J'avais jamais entendu dire ça avec autant de... sincérité.

9 novembre 2009

J'en ai marre de trouver des titres...

...pour mes gémissements sur l'actualité. Alors celui-ci est sans titre. Na.

D'abord, quand même, une bonne nouvelle pour aujourd'hui : ça fait 20 ans qu'on sait que le Mur de Berlin s'est écroulé (curieusement, aujourd'hui, ni la prof d'allemand ni le prof d'histoire ne nous en ont parlé).

Sinon, il y a au moins une mauvaise nouvelle que je peux comprendre, qui date déjà de quelques jours : cette histoire d'« équipes mobiles » qui sont censés jouer le rôle de « modérateurs » dans les collèges et lycées « sensibles ». Là je dis un gros Merde. Au reportage à la télé, ils sont filmés en train de demander à de pauvres cailleras des bacs à sables (le même genre de ceux de mon collège l'année dernière) pourquoi ils se battent au lieu d'aller faire un foot. Je-me-mar-re. Trop forts, ces mecs, ils sont capables d'empêcher les emmerdes de n'importe qui en discutant, avec leur petite formation de psychologie. Tu parles. C'est sûr, ça va marcher, leurs discours Peace and Love, avec des mecs qui sont capables d'insulter les profs et de fumer en 4e. Mon œil.

On nous pique des surveillants sous prétexte que ça coûte trop cher, et on les remplace par de joyeux lurons censés joués exactement le même rôle, sauf qu'ils ont un gilet fluo sur le dos. C'est totalement aberrant. Et en plus, ils appellent ça un collège sensible ! Nous, l'année dernière, c'était le même genre d'élèves, et pourtant on était considérés comme un collège favorisé. Pour moi, un collège sensible, c'est un établissement où les types fument en sixième avec fierté, où la moitié a un casier judiciaire... ça existe, ça. Mais bien sûr, on ne va pas le montrer à la télé, ça traumatiserait les pauvres parents qui veulent que leurs chéris soient en sûreté dans un bahut huppé du 16e arrondissement.

C'est comme cette histoire, racontée dans Le Canard d'il y a trois semaines. Les jeunes profs de Créteil, en guise de cadeau de bienvenue, ont reçu un DVD, nommé très finement Tenue de classe, censé leur apprendre à mater ces petits délinquants dans l'âme que sont les habitants des cités créteilloises.
« Le héros de ce document divertissant s'appelle Sébastien Clerc, neuf ans d'EN et auteur du livre Au secours ! Sauvons notre école. Qui se veut un petit manuel de maintient de l'ordre scolaire en terre « chahutogène ». Le mot est de lui. Son discours ? Rien de bien neuf. Un savant mélange de principes doctement revisités, d'évidences assimilées par n'importe quel stagiaire de l'IUFM et de poudre de perlimpinpin. »

Tu m'étonnes. Donc, ce monsieur Clerc prétend venir à bout du chahut dans les classes (rien que ça !). Et voilà ce qu'il propose : « Gardez un air relativement inquiétant lors des premiers cours. Il ne faut pas sourire tout de suite afin d'instaurer la distance ».
Là, j'ai dû piquer le plus gros fou rire jaune de ma vie. Je ne sais pas si vous vous imaginez la scène, le prof fringué cool (jean-baskets-polo), essayant de prendre l'air à la Voldemort, ou façon Sarkozy parlant de la réforme de la taxe professionnelle. Devant des élèves à l'air narquois, genre Cause Toujours Tu m'intéresses, et on va voir ce qu'on va voir. Ben voyons. Deux objections formulées par deux profs dans Le Canard : D'abord, que voulez-vous faire quand un élève vous toise devant sa table, les bras croisés ? et ensuite, ça veut dire quoi, inquiétant ? Faire planer une menace de mort sur la classe ? Et, en général, les élèves sont beaucoup plus inquiétants que les profs. Plus j'avançais dans la lecture de l'article, plus je me disais que ce respectable monsieur Clerc devait exercer à Henri IV ou à la Sorbonne.

Pas mal aussi, celle-là : quand la classe met le bordel, « il est très utile, si vous avez des élèves qui bavardent, de poser deux doigts sur la table tout en continuant le cours. La table joue un rôle d'objet transitionnel entre l'enseignant et l'élève. Et ça aide à reprendre le contrôle ». C'est parti, on va nous faire un exposé sur les fonctions symboliques du bureau seigneurial dans une salle de cours. C'est un truc totalement absurde. Deuxième rire jaune. En revanche, j'aimerais qu'on m'explique la symbolique des deux doigts. Pourquoi est-ce que les élèves se tairaient avec deux doigts ? Deux pauvres bouts d'os sur la table. Ben ouais. C'est macabre, total respect. Putain, qu'est-ce qu'il faut pas entendre.

Et la dernière : Régler sa montre à la seconde près, comme ça, si un môme dit « Hé m'sieur, ça a sonné ! », on peut jeter un froid avec cette simple réplique : Non, ça sonne dans douze secondes. Précisément, on fera rire les élèves qui repartiront dans leurs tatouages au bic sur la peau de leur voisin, les tresses avec les cheveux de Sophie et la discussion passionnante sur le dernier jeu de PSP qui vient de sortir.
Et aujourd'hui, l'Express titre : Hortefeux veut promouvoir la "tranquillité nationale". Au secours.

Quelle merde, mais quelle merde... je renonce. Mon défi, c'est deux mois (non, allez, un) sans parler d'actualité. J'en ai marre, trop de choses se passent, j'ai autre chose à faire que de passer mon temps à gémir là-dessus. Alors à la prochaine pour un message que j'espère joyeux.

25 octobre 2009

Perles rares

Une ou deux perles (rares cette année !) de ma classe :

1. On oublie les portes :
L. s'est pris une heure de colle parce qu'il était sorti des toilettes par la fenêtre.

2. Robespierre a donc aidé les SDF ! :
Prof : — Vous avez entendu parler de la guillotine ?
L : — Ah ouais, c'est même le truc où l'abbé Pierre y s'est fait décapiter, là ?

3. Ben non, en fait, c'est un revenant.Le prof de français, pour nous donner un exemple d'euphémisme :
— Je connais quelqu'un qui a perdu son mari et qui dit qu'il est disparu au lieu de mort.
L., toujours plein de tact : — Ben c'est p'têt' qu'il est pas mort ?
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En solfège, G. a la joue toute noire parce qu'il a passé le cours à se la gratter grâce au tampon qui sert à effacer le tableau blanc.

Toujours au conservatoire, le prof nous parle d'une de ses élèves qui a déjà passé quatre cours dans le couloir parce qu'elle chante en permanence l'air de la Reine de la Nuit.

Fantastique symphonie

Vendredi, dernier jour avant les vacances donc, sortie avec ma classe à la Salle Pleyel, pour voir (et écouter) La Symphonie Fantastique de Berlioz, avec un orchestre franco-vénézuélien (mélange pour l'occasion : Orchestre Philarmonique de Radio-France et Orchestre Simon Bolivár, tout droit venu du Vénézuéla), dirigé par G. Dudamel, tellement passionné par son métier que son plaisir en est palpable.
C'est l'un des plus beaux concerts classiques que j'ai jamais entendus, je pense. Bon, il faut dire que le dernier était un truc pédagogique autour de la Symphonie du Nouveau Monde (Dvorák), avec en prime les commentaires de Jean-François Zygel. L'horreur. La musique magnifique gâchée par un type qui dit aimer le classique, en jouant trois accords au piano pour illustrer « toute la puissance de l'œuvre », avec force explications incompréhensibles pour le public adulte non musicien (et c'était censé être pour les enfants), du genre : « c'est cette base de tierces mineurs, puis majeures, et cette ritournelle qui revient toujours, (grande respiration passionée) jouée de plus en plus haut de quinte en quinte, qui grimpe dans les sphères célestes pour atteindre (prend la voix des commentaires de matchs de foot quand la tension sur le terrain est à son comble parce que Henry va marquer le but du siècle) le contre ut du piccolo que vous entendez (le pauvre musicien s'exécute) ici... (il prend une voix douce) regardez... écoutez... laissez vous bercer par la splendeur et le génie de cette musique... » Pendant tout le concert on a envie de lui dire de fermer sa grande gueule, et à la fin, bien évidemment, il est bien plus applaudit que le chef d'orchestre.

La symphonie fantastique est une œuvre d'une puissance extraordinaire. C'est merveilleux. C'est magique (sans mauvais jeu de mots). Contrairement à ce que semble penser Zygel, pas besoin de parler musicologie pour entendre toute la force, toute la splendeur qui émane de cette pièce, c'est tellement naturel, et si immense... En plus, on avait étudié l'œuvre en cours, on comprenait d'autant mieux le sens de chaque partie.

C'est l'histoire d'un artiste, le plus romantique qui soit (amateur des excès de sentiments, etc), qui tombe fou amoureux d'une belle jeune fille, symbolisée dans la symphonie par une mélodie qui revient régulièrement, reprise dans tous les tons et par tous les instruments que vous voulez, l'idée fixe.
Premier mouvement, c'est simplement cette idée fixe, la description de l'amour que ce type a pour la fille, avec toutes les joies et les colères qu'elle provoque successivement chez lui. Deuxième mouvement, un bal. L'artiste y rencontre sa bien-aimée (re-idée fixe). Après un moment d'hésitation, il s'apprête à l'inviter à danser, mais il la voit partir avec un autre. Ce passage, d'ailleurs, fait débat, car le mouvement, commencé sur une valse puis coupé par l'hésitation de l'artiste, reprend à ce moment sur la danse du début, et on ne sait pas si c'est parce qu'il est allé avec elle ou parce qu'il la voit, comme je l'interprète de mon côté pour plein de raisons qui me paraissent logiques, partir avec un autre. En tout cas, fin du mouvement sur la valse.
Troisième mouvement : il commence par un ranz de vaches (mélodie d'origine suisse), joué d'abord par le cor anglais, puis par le hautbois qui lui répond. Le jeune homme est paisible, dans la montagne, il pense à elle. Mais soudain la rage le prend, il comprend que non seulement elle ne veut pas de lui, mais qu'en plus elle est indigne de son amour. L'idée fixe est tout le temps coupée par les cordes graves. Roulement de timbales : début de l'orage. Le cor anglais reprend le ranz, mais pas de réponse. Le mouvement se finit sur cette incertitude.
Quatrième mouvement (le meilleur, musicalement, selon moi) : Marche au supplice. Le bonhomme essaye de se droguer, mais la dose d'opium, trop faible pour le faire mourir, donne lieu à des divagations horribles. Il s'imagine qu'il est condamné à être guillotiné, il voit son cortège funèbre. Ici naturellement, les parties principales sont jouées par les cuivres et les cordes graves. Le basson imite le peuple qui jacasse. Sa dernière pensée est pour sa bien-aimée. L'idée fixe est brisée brutalement par le couperet des cuivres qui tombe.
Cinquième mouvement (c'est la seule symphonie classique qui comporte plus de quatre mouvements) : Notre drogué paranoïaque est maintenant plongé dans des rêves de sorciers, de monstres, lors d'une nuit de sabbat. Bruits étranges, rires, gémissements. L'idée fixe reparaît, mais elle est désormais une danse ignoble et grossière au lieu de délicate. C'est l'amoureuse qui vient au sabbat, elle est acclamée et participe à la cérémonie diabolique. Glas funèbre et parodie du Dies irae.

C'était pour le résumé joyeux. Mais sincèrement, c'est une des plus belles symphonies que j'ai entendu (même si je n'en connais pas un dixième sur toutes celles qui existent). Et les musiciens si heureux, Dudamel si énergique, les archets qui se lèvent en même temps, formant comme une houle sur les cordes, la parfaite harmonie des artistes ensemble, ça donne une impression de magie, d'immensité, de violence magnifique, c'est superbe.
Je voulais partager ça. Quand même, c'est bien, le rock, mais la musique savante, c'est pas mal non plus. Moi qui en ce moment galère toujours avec mon Fiocco qui commence à me casser les oreilles, je me suis dit en sortant : J'men fous, ch'rai violoniste.

10 octobre 2009

Ways

A Giverny, sur la terrasse de l'hôtel Baudy, il y a un type qui a commandé un café serré. Il tourne d'abord lentement, avec sa petite cuiller, longtemps, il regarde les spirales beiges et noires dans la petite tasse. Il verse la dosette de sucre dans la tasse, et remue encore, longtemps, avec sa petite cuiller, lentement. Sur une des tables bleues, circulaires, deux amoureux se sont installés et se regardent dans les yeux ; on ne sait pas ce qu'ils se disent réellement, mais finalement ils se prennent dans les bras, s'enlacent comme s'ils avaient peur de se perdre dans quelques minutes. Ils ne s'embrassent pas, savourent juste le plaisir d'être l'un contre l'autre. A Giverny sur la terrasse de l'hôtel Baudy, il y a le type et son café qui sont partis, et les deux amoureux qui sont restés, et un autre type qui a pris la place du premier, et lui aussi commande un café, serré, serré, s'il-vous plaît, et les dahlias rouges du jardin de Monet qui regardent.
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Ce soir il y a une petite pluie douce sur Paris, juste quelques gouttelettes fines comme des cheveux de ciel, et c'est bien agréable, on n'a pas envie de sortir le parapluie, inutile, ça fait du bien, il faisait lourd depuis ce midi. La routine de chacun n'a pas changé, il y a un pochoir sur le trottoir devant la porte d'un immeuble : Not you again ! Ça fait rigoler les rares passants qui déambulent à cette heure, et qui sont assez perdus dans leurs pensées pour y faire attention. Il y a un oiseau seul dans un des platanes, qui chante son étrange mélodie. Le petit chocolatier de la petite rue baisse son rideau de fer, c'est la nuit sur la boutique, mais pas encore, pas encore sur la ville, qui sourit de toute son eau. Le ciel reste lourd mais il y a l'humidité qui vient rafraîchir, et alors on prend le temps d'admirer le coucher de soleil par dessus les toits. J'aime ce moment entre chien et loup, quand l'air est lourd et mouillé, quand on entend la pluie qui tombe discrètement sur les immeubles gris, et du café un peu branché du coin de la rue, s'échappe un air de jazz. The touch of your lips.

5 octobre 2009

Normes

Dans la vie, il faut être à l'heure. Déjà, on vous remarque si vous êtes né plus tard que prévu (plus tôt aussi, d'ailleurs, et dans ce cas on ose même vous qualifier d'« enfant prématuré », quel borborygme stupide). Ensuite, si votre maman est en retard pour vous amener à la crèche, les puéricultrices la regardent d'un sale œil. A l'école primaire, dès le CP, on vous oblige à arriver à 8 heures et demie, pile, parce que sinon, dites-donc, pour-le-premier-jour-ça-promet. Pour le deuxième aussi, en réalité, et ainsi de suite jusqu'au collège. En secondaire, lorsque vous arrivez en retard, on vous aboie : « A la Vie Scolaire ! ». Et on se retrouve dans le bureau du CPE, a essayer d'expliquer à un type bouché (lui parfaitement à l'heure bien entendu, en grand adulte responsable) que votre métro a eu du retard, ou que le réveil n'a pas sonné, ou que vous avez été enlevé par la mafia parce qu'ils avaient passé un contrat avec les Plutoniens pour vous faire avouer vos sales notes en français et votre argent de poche claqué dans des bonbons. A quelles extrémités devons-nous en venir ! Puis, dans vos premiers jobs, même quand le rangement des rayons d'Intermarché commence à 6 heures du matin, votre patron est là encore sans pitié, allez ouste au boulot, c'est quoi cette heure, incapable. Dans la vie de professionnel, c'est l'enfer total. Même en maison de retraite, vous ne devez surtout pas être en retard pour la toilette, Mme Simone, et encore moins pour le repas, Georgette, enfin. Et puis, et puis, on pousse le vice jusqu'à vous persécuter dans la mort ! Lorsque vous vous portez mal, on se fait des réflexions de commères du genre « Oh, quand même,M. Lefèbvre, vous avez vu son état, il devrait se décider à "passer la main", comme on dit... ». et quand vous vous portez bien, on le remarque, « Incroyable, à 90 ans, elle se porte comme un charme ! Oui, je te jure, toute sa tête, elle lit les journaux, je n'en reviens pas, c'est à peine si elle a de l'arthrose ». Quand vous êtes mort, non, on ne vous laisse toujours pas en paix, pas moyen de cuver vos années tranquille. Ce sont à vos descendants, bébés prématurés évidemment mais qui aujourd'hui ont 25 ans, de ne pas être en retard à la cérémonie d'enterrement, d'être même, si possible, présents à votre chevet lorsque vous rendez votre dernière larme, votre dernier sourire, votre dernier soupir. Vous vous rendez compte, à quel point on vit dans la peur de perdre un seule minute de son existence ? Si vraiment il y a encore une raison d'espérer un futur correct, alors qu'au moinson nous laisse peinards, parce comme dirait Amélie Poulain, « rater » sa vie (mais la rater par rapport à quoi ?) » devrait être un droit inaliénable. Idées de riches, vous me direz. Bon alors précisons, Dans la situation de ceux qui lisent ce blog, et qui par conséquent ont un ordinateur, rater sa vie devrait être un droit inaliénable. En même temps, si réussir sa vie consiste à ne jamais être en retard....

15 septembre 2009

Adolescences réinterprétées

Un coup de gueule à partir d'un article de “psychologie” à lire ici. Mais c'est aussi un coup de gueule contre le comportement de la plupart des adultes face à l'adolescence (mes parents en premier). Lisez, lisez, ce n'est pas très long, et explorer jusqu'à la rubrique "Comportement social" vous donnera une petite idée de la chose.

Vous ne remarquez pas un truc ? On y parle de l'adolescence comme d'une maladie grave, voire d'une mort lente. Comme si on se trimballait tous avec des pustules en fait d'acné, comme si on était des malades mentaux, égoïstes, narcissiques, sales, dictateurs... je n'invente rien ! Et ils y vont de leur C'est très difficile, je sais, je te comprends ma petite, mais quand même, avoir des relations sexuelles à ton âge... Tu t'es protégée au moins (on dit ça aux filles) ?, Tu as beaucoup d'imagination, super, maintenant bosse, L'inconscient se manifeste durant cette période de façon parfois brutale avec des ondes sismiques dans le cerveau qui provoquent des troubles cardio-pathologico-sulfuro-vaseux, L'adolescence est la dernière chance d'aborder les conflits de l'enfance et de les résoudre de manière spontanée. Si ces mêmes conflits survenaient par la suite, ce serait du domaine du pathologique (sic)...

Mais MERDE ! Arrêtez ! Arrêtez de prendre l'adolescence comme une maladie grave, comme une période difficile où on a besoin de « s'affirmer », ne lisez plus les sites qui vous donnent des solutions miracles pour « gérer votre ado », arrêtez ! C'est du grand n'importe quoi ! Fichez nous la paix, on est ados, vivez avec, un point c'est tout, that's life, hasta la vista ! Et on n'a pas besoin de vos analyses vagues et incompréhensibles, on n'a pas besoin de votre psychologie et de vos dossiers classés dans étagères poussiéreuses pour traiter notre cas d'adolescentite aigüe ! On est encore jeunes, on en profite pour déconner, et après, ne vous inquiétez pas, on rentrera dans vos normes et vos papiers bancaires et vos déclarations de revenus.

Je vous vois venir, parents déboussolés, vous allez trouver cela scandaleux, réagir comme ma famille — car après tout les adultes raisonnent à peu près de la même façon concernant les enfants — disant que c'est n'importe quoi, que bien sûr que non vous n'avez jamais pensé des choses pareilles... Mes chers amis, vous me faites rigoler. Remettez vous un peu en question, ne serait ce que quelques secondes.

Bon. D'accord, je nuance. Je n'ignore pas que certains de mes congénères, quoique plus âgés, boivent trop, fument trop, ou sombrent dans la délinquance (je sais, ça fait cliché, mais c'est la triste réalité) pour noyer leurs soucis de créatures en mal d'existence (je me sens lyrique). C'est vrai que pour eux, l'adolescence n'est pas une renaissance. Pour eux, adolescence égale Puberté plus Je-suis-dans-le-caca plus Vous-pouvez-pâââââs-comprendre multiplié par Allez-vous-faire-foutre-laissez-moi-boire-ma-vodka-peinard.
Alors pour eux, eh bien, que dire ? , je comprends le stress, l'angoisse des parents. Mais ce ne sont pas les articles comme ceux du dernier dossier de l'Express qui vont résoudre le problème (un des pires fléaux ? Le « langage d'jeuns » qui souille notre belle langue française, qui n'invente rien, qui est tout sauf poétique, qui est grossière).
Chers adultes... si vous saviez, si seulement vous vous souveniez quelques secondes...

Et en attendant, j'écoute du metal (c'est vrai, en plus). Encore un truc qui va passer. Ça va avec la crise d'ado, qu'ils disent.

Il y a des adultes qui n'ont jamais été des enfants. Jacques Prévert.

3 septembre 2009

Vive la rentrée

Eh ben la rentrée, comme tous les ans... Normal. Vous allez me dire « Mais t'es dans un nouveau collège, t'as rien à raconter ? » Ben non.
A part, bien sûr le fait que ce sont d'autres personnalités (si on admet que mes ennemis de l'année dernière en avait une) que dans mon ancien collège. La plupart sont sympas (mais on ne refait pas des ados bêtes), et musiciens. Seulement, on retrouve des filles dans le genre pestes (sauf que là encore, c'est autre chose, un peu plus de maturité) et des garçons dans le genre obsédé sexuel (et vive la 4e, on fait la reproduction des êtres humains). La cantine n'a pas changé de qualité de nourriture ni de propreté des verres ; le folklore. Ne vous inquiétez pas ; comme dirait mon amie N., je râle donc je suis en forme.

Là où on se marre, c'est pour les nouveaux profs.
Il y a celui de maths qui est le brave type gentil mais avec qui on va bosser, donc pas de problème.
Il y a celle de SVT, plutôt sympa mais maniaque (protège cahier de telle couleur, titres de telle couleur soulignés en telle couleur, sous-titres de telle couleur et pareil pour les sous-sous-titres).
En anglais elle est strict mais sympathique, je pense qu'on va de nouveau faire des choses intéressantes (et c'est bien parce que j'adore cette matière).
En musique, pas grand chose à dire, en toute logique. L'art plastique devrait aussi bien se passer, on a quelqu'un de drôle et intéressant.
Concernant l'allemand, je sens que l'année va être joyeuse. Bien sûr, j'ai déjà fait 2 ans d'allemand, bien sûr, la méthode est la même, n'empêche qu'on a commencé par faire l'alphabet, avec cassette et tout le tintouin. Ça va être dur.
Enfin, cerise sur le gâteau : le prof de français. Je l'appelle déjà mentalement N'est-ce pas, c'est son tic de langage. Ce type est soporifique. Il nous parle avec passion des livres, etc, rien à dire, il est enthousiaste. Mais il a un ton précieux, des manières, une façon de se foutre de vous bien particulière. Mince, on est au XXIe siècle ! On peut quand même se permettre de ne pas parler avec des N'est-ce pas, des Afin de et des Cela à chaque phrase ! Par contre, le programme de 4e est intéressant, comme en maths d'ailleurs. Littérature fantastique ; Littérature réaliste (enfin, là-dedans on va lire Un cœur simple de Gustave Flaubert, oui, le même Gustave qui a pondu Madame Bovary, aaargh) ; Théâtre (Cool : Molière, La cantatrice chauve...) ; et — par contre là je vais mourir — la poésie lyrique (Ô mon cœur qui tremble devant vos yeux de miel/Je me languis de vous, belle des ténèbres, et vous épargne un autre vers improvisé... Ô temps suspends ton vol et vous, heures de supplice, passés en cours de french à bâiller aux corneilles...). Mais je sens qu'on va bien se marrer. Après tout, il ne faut pas croire qu'en horaires aménagés ce sont tous des enfants modèles, fort heureusement.

Une petite perle (forcément il y en aura moins que l'année dernière) :
En Histoire-Géo, C. ne suit pas du tout le cours, et le prof l'interroge (sur le morcellement de l'Europe) :
— Ça va ? Ah, désolé, je te réveille.
— Hein, quoi ? Oh non non, mais c'est pas grave...
Évidemment elle ne l'avait pas fait exprès. Réflexe du « Désolé - Ce n'est pas grave »... Le prof ajoute :
— Ben dis donc, je l'avais jamais entendue, celle-là...

Je vais me coucher ; demain j'ai 40 minutes de métro avec les pubs à longueur de couloir, ça fatigue.

26 août 2009

C'est folichon, la rentrée chez Auchan

Je viens de rentrer des traditionnelles, sacro-saintes et obligatoires courses de rentrée, propres à déprimer les élèves, et les parents pour le budget. Comme chacun sait, c'est merveilleux, c'est enthousiasmant, exaltant, passionnant, captivant, super, féérique, splendide... Bref.
D'abord, il y a cette profusion, cet étalage, ces enfants qui réclament à grands cris tels intercalaires, telles calculatrices, telles copies (évidemment, il y a au moins dix sortes de feuilles)... et ça va jusqu'au mines de criterium. Il y a tellement de choses — de « choix », disent les commerciaux — qu'on ne sait plus où donner de la tête. Je parle du matériel scolaire, mais ça vaut aussi, comme déjà dit sur ce blog, pour les détergents, les bouteilles d'eau minérale et les couches pour bébé. Plutôt navrant ou effrayant, plutôt zarbi ou chelou ?
Il y a aussi le stress de tout le monde. Comme si la rentrée était un objet de catastrophe planétaire, et qu'on ne pouvait pas faire ses achats tranquillement. Malheureusement, dans les lieux comme Auchan, le stress se répand à une vitesse alarmante. C'est communicatif, et en bons citoyens pacifiques, on essaye de gérer la tension. Sinon, ce serait, mais est-ce possible, un encore plus grand carnage.

Premièrement, il y a le choix des objets obligatoires et ennuyeux, comme la colle, le taille-crayon et le crayon qui va avec (4 + 1 free/gratis, est-il annoncé en lettres rouges sur le paquet).
Ensuite viennent les choses prévoyant de joyeuses heures à regarder les mouches voler (les cours de maths). Puis, c'est là qu'on commence à rigoler, les cahiers et les copies.
« T'es sûr, hein, t'as bien regardé la liste, c'est des copies DOUBLES, hein ? » « Ouais nan mais c'est bon m'man, j'entre en 2nde, chais quand même lire ! »
« Alors y'a rouge, bleu, vert ou bleu, qu'est-ce que tu veux ? » « Nan mé moi j'veux un cahier mauveeeeuh ! » « Ah, écoute, Marie-Françoise-Charlotte, tu me fatigues, là, c'est bon. Tu te TAIS. »
Et puis, la der' des der', seul moment où les enfants peuvent choisir quelque chose d'un peu à leur goût, l'Agenda-avec-un-grand-A. Alors là, c'est tous les mômes qui se ruent sur les rayons — agendas pour les collégiens, cahiers de textes en primaire — dans un grand brouhaha, tandis que les parents restent derrière, un peu effarés et échevelés (en général, ils se regardent avec un faible sourire, genre "On est du même monde").
On a plusieurs catégories, chez Auchan du moins : Les produits dérivés (agendas Converse, Puma, Kappa, ou Harry Potter accessoirement) ; Les mignons animaux (cahiers de textes avec des chiots, des chatons, des chevaux, des dauphins) ; Les « stylés » (agendas aux motifs complexes, avec des crânes noirs au milieux de fleurs roses, des skate-boarders évoluant au milieu d'inscriptions illisibles dans le style tag-pochoir) ; Les « Putain y'a des trucs de vieux/de gamin (ouaich) ! » (rayures colorées, dessins dans le style pastel, fleurs, agendas tous bêtes et de couleur unie ou, pire, les machins écolos, vous savez, les trucs super chers dont les mamans raffolent) et, nouveauté cette année, Les fashion-custom'-girls power (j'ai tout dit dans le nom, mais enfin, les couleurs on une fâcheuse tendance à tirer sur des tons rose bonbon ou bleu clair écœurant).

Vive la rentrée. J'ai cette année failli à mes résolutions, c'est-à-dire ne pas parler d'école avant le 1er septembre. Boah. Un blog, ça vaut tous les sacrifices.
Chers professeurs... En dehors de vos enfants, avez vous le bonheur de connaître les fascinants achats de rentrée ?

13 juin 2009

Dernières petites perles

Voilà les derniers trésors de ma sacrée classe :

— Madame, pourquoi on éternue ?
— Ben, t'as comme une poussière dans le cerveau, et comme tu peux pas te gratter le cerveau, t'éternues.
— Ah, si Madame, s'exclame V. ! Les Égyptiens ils peuvent !
(en 6e, on avait appris que pour embaumer les morts, les Égyptiens leur enlevaient le cerveau par les trous de nez...)

M. arrive en retard au cours de français :
— T'étais où ?
— Ben, aux toilettes... J'ai tiré la chasse et après je me suis rincé avec l'eau de la cuvette...

Graffiti trouvé sur un table : Tu Gastagnette, Tu Gastagnette.
Un autre : 3+5 = 10 + 3 x 4 = 14 : 15 = T un gay

En histoire, la prof : — De quelle période s'inspiraient les artistes de la Renaissance ?
M., sur le ton de l'évidence : — Ben, de la Renaissance !

Contrôle sur l'Asie : Copies de 5ème A :

Cite deux religions asiatiques qui ont un point commun dans leurs croyances :
— L'hindouisme et l'islam sont polygames et croient en un seul dieu.
— L'islam et l'hindouisme ont un point commun : ils sont chrétiens.
Comment appelle-t-on le peuple majoritaire en Chine ?
—Les "yeux bridés".

Copie de 5ème E :

Comment le riz pousse-t-il ?
— Le riz pousse par terre.

Sinon, je me fais régulièrement traiter de communiste par M., qui pourtant n'a pas lu Marx. Ça change d'"intello".

7 juin 2009

Bonne fête Auchan

La fête des mères. Il fallait bien que j'en parle. Depuis un an ou deux, certaines pages blogs anti-pub et anti-conso m'ont ouvert les yeux sur toute l'arnaque des "fêtes" de ce genre, qui sont en réalité de grands rendez-vous commerciaux, au même titre que la Saint-Valentin ou même Pâques et Noël.

Petits, nous étions ravis (je m'en souviens comme si c'était hier) de rapporter de l'école un petit poème, un cœur en papier ou encore un pot à crayons décoré par nos soins, ce qui promettait de la colle et des paillettes plein les doigts du destinataire, et plein le parquet de la maison. Les colliers de nouilles, les maîtresses se disaient que c'étaient quand même fini. A coup sûr, notre gentille maman souriait jusqu'aux oreilles en nous faisant un gros bisou et nous repartions, fiers de notre travail et de l'effet produit.
Seulement, en grandissant, c'est-à-dire à partir du CM1-CM2, on commence à trouver que ça fait vraiment « bébé » et qu'on ferait bien d'aller acheter quelque chose joli mais pas trop cher dans un grand magasin. D'ailleurs, les instites, en tout cas les miennes, se lassent un peu des travaux manuels spécial fête des mères à cet âge-là.
En 6e, ça devient vraiment un fléau. On a encore une vague pensée pour notre mère, parce que malgré nos airs de gros durs, on est des gentils petits sixièmes. Les filles (surtout les filles) prêtent plus d'attention qu'avant aux publicités dont nous sommes envahis à cette occasion, encore plus que d'habitude — Sephora et Mariaunaud sont experts en la matière —, et se disent : « Tiens, et si j'achetais ce parfum, il a l'air trop top ! » « Whaa, trop sympa le T-shirt ! Ça lui irait vachement bien ! ». Les techniques des publicitaires aident beaucoup à ce comportement du parfait consommateur (con, sot, mateur. Haha). On se retrouve donc avec des mamans contentes du geste mais quelque peu désarçonnées par le haut Chanel offert par celle qui, encore deux ans auparavant, leur fabriquait un petit coffre à bijoux en boîte d'allumettes.

Alors non, je n'achèterai pas dans un magasin, je lui ferai un gros bisou et basta, parce que les poèmes ça commence à faire cucul et les colliers de coquillettes sont un peu passés de mode. Même si ce n'est pas moi, seule avec les quelques personnes encore lucides, qui vais faire changer les choses, tenons-en à nos convictions.

26 mai 2009

En ce moment...

...pas grand chose à dire. L'école est toujours aussi fatigante, mais elle peut aussi être drôle.

Les dernières, au fait, du latin :

V. fait un exercice sur les déclinaisons au tableau.
Prof : — Alors, c'est quelle déclinaison, ça ?
V. — Euh... bonne question...

On parle des divinités mythologiques : A. : — Et est-ce que ça existe, un mot pour dire une sirène en garçon ?
Prof : — Non, je crois pas... sirènot ?
N. : — Ah, oui, Sirènot de Bergerac !
(Il s'est avéré au cours de mes recherches que la sirène mâle, bien que rare et inexistant dans la plupart des légendes, est le triton, quel nom débile).

A. a trouvé une définition (inattendue) du mot épigramme : mince tranche de poitrine d'agneau.
V. murmure : Ah, ouais, ça me rappelle... puis en criant : — Si vous êtes blonde et de forte poitrine, ça m'intéresse aussi !

Sinon, je relis HP 6 (ben, en fait, je le rerererererelis), mais je suppose que vous en avez un peu assez que je chante en permanence les louanges de Harry Potter ; même mes copines, plus ou moins fans, commencent à se lasser et à faire une dépression harrypotterienne, elles ne supportent plus ce bouquin. Moi-même, à vrai dire, je le connais tellement par cœur que je me demande comment j'arrive à ne pas décider une pause de trois ans. La fidélité, sans doute.

17 mai 2009

MUTO

J'ai déniché récemment sur Internet un super petit film d'un artiste urbain, BLU.

Page blog, accueil : http://www.blublu.org/
Page de la vidéo : http://www.blublu.org/sito/video/muto.htm

C'est vraiment un petit bijou de patience... et le blog est classe !

16 mai 2009

Sortie en Bourgogne

Comme je l'avais prévu, je me suis éclatée à cette sortie, surtout avec une classe pareille.

M., dans le car, veut montrer ses fesses aux automobilistes de l'autoroute. Il se trouve réduit à leur faire un geste obscène de la main. Ce que, manque de bol, des flics surprennent... Ils sont en uniforme et brandissent une pancarte fluo marquée POLICE dans leur voiture banalisée. Conclusion, M. passe le reste du trajet à se terrer sous son siège : Vazy, vazy, jure y z'arrivent ? Oh putain, vazy tu m'previens, hein ? Oh là là, chuis foutu...

Les perles :

A Vézelay, quelqu'un voit le coin pique-nique, un grand jardin derrière la basilique, et dit :
— Ah, nan, c'est un péage.

V. voit l'autel : — Eh, à quoi ça sert cette poubelle ?

A Guédelon, devant les chèvres : — Minou, minou !

Devant l'âne : — Qui a une pierre ?

En parlant du treuil... — Ah ouais, c'est le piège à rats !
...et du mec qui le fait tourner en se mettant dedans — Et il a pas voulu que je le remplace !

Bref, ils ont pas changé. Ah, j'oubliais M. dans le car, à la fin du voyage :

— Alors, j'espère que vous avez passé un bon voyage. C'était la direction.
— Bonsoir, c'est le capitaine de bord qui vous parle. Ce soir, euh, il y aura quelques nuages mais le temps euh, restera positif ; le soleil se couchera à 18 heures 30. Nous avons été très déçu, euh, de votre comportement, euh, j'espère que ça se reproduira plus. Je vous souhaite une mauvaise agréable soirée.

12 mai 2009

Séance de "Projet de classe" ce mardi 12...

Après la récréation, la classe monte en salle informatique. La prof essaie d'ouvrir la porte, mais un petit malin X, pendant la récréation, a glissé quelque chose dans la serrure. La porte est donc impossible à ouvrir. Moussa en profite pour faire le crétin, au point que la prof doit le poursuivre jusqu'au bureau du principal. Un quart d'heure de cours perdu.
On descend dans la salle habituelle de la prof de français, qui nous fait aussi Projet de classe, c'est-à-dire un travail depuis le début de l'année sur l'architecture du Moyen-Âge. On entre, Mme C. en profite pour nous rappeler tous les défauts techniques du collège (en en omettant certains), du genre la licence Windows qui ne marche qu'en haut et pas en bas parce que c'est trop cher, les souris volées par les élèves, la porte de la salle info impossible à ouvrir une fois sur deux...

Du coup, on fait l'Heure de Vie de Classe à la place du travail prévu. On parle de notre prochain voyage de classe en Bourgogne, au château de Guédelon, en cours de construction, avec les techniques du Moyen-Âge.

A. : — Ah bon, c'est pas construit par des robots ? Aaaah, moi je pensais que c'était déjà construit et qu'après ils faisaient juste semblant de taper dessus pour montrer comment c'était...

Après la découverte d'A. (non, ce ne sont pas des robots qui construisent Guédelon), la prof nous apprend que les gens qui travaillent sur le chantier du château sont des professionnels bénévoles. Et la classe de s'exclamer en chœur :

— Coââââ ? Mais vazy, c'est nul, y sont mêm' pas payés ! Oh, putain ! Mais pourquoi y font ça, alors ? Ça sert à quoi, m'dame ?
Je demande, y croyant à peine : — Et vous, votre métier, vous vous en foutez si vous l'aimez pas, du moment que ça vous rapporte de l'argent ?
L. me répond : — Ben ouais....
Moi : — Ah... d'accord... Ben je te le dis tout de suite, si tu veux être tranquille, vaut mieux être présidente de la République.
L. : — Ah ouaaaais, cool, l'idée ! Eh, m'dame, moi j'veux devenir présidente des Etats-Unis !
A., réaliste : — Oui, mais faut que t'apprennes déjà à parler anglais.
L. : — Ah. Ben alors, présidente de la France !
Et je fais remarquer — Puis si on va dans le même sens, vos idoles, les artistes, ça existerait pas, parce qu'un artiste, à la base, c'est pas hyper bien payé !
— Oui, mais l'art on s'en fout, nous !
Qu'est-ce que je disais...
Et la prof, illustrant ma pensée : — Et si on raisonne comme ça, il n'y a pas d'amour ou de liberté ou de pensée, parce que ça rapporte rien...

Les autres perles :

En latin :

V. : — Si madame, j'ai fini mon exercice, je suis sur la dernière ligne droite avant le paradis !

Mme F : — La jeune fille ?
Quelqu'un : — Nutella ! (Puella, entre parenthèses...).

En français :

M. : — Hein c'est vrai, madame, que c'est pas Charlemagne qui a inventé l'école ?
K. : — Nan, c'est Sarkozy !

M. : Ah ouais, le Kansas, c'est dans le Colorado...
Moi : — Ben non, le Kansas et le Colorado, c'est deux états différents...
— Oh, merde, les États-Unis, c'est trop compliqué pour moi, j'préfère la France !

Prof : — Ah, c'est bien, le 15, c'est l''anniversaire d'A., on va avoir des gâteaux !
A. (une autre) — Ouaaais ! Gâteaux, manger, manger !

8 mai 2009

8 mai

Victoire 45. Pour nous, ça rime surtout avec jour sans cours. N'empêche, c't'une grande date, n'est-ce pas... Enfin, j'ai l'air ironique parce que je ne veux pas faire trop patriotique (Non à la France de Sarko !), mais c'est bien plus qu'une grande date. C'est quand même la victoire sur Hitler et son attirail de conneries. Sur les forces de l'Axe. Sur l'horreur d'une guerre que rien ni personne ne pourra jamais décrire, j'en suis consciente, et surtout pas les mecs de ma génération et de celle d'avant, qui ne l'ont pas vécue.

Sarko va encore y aller de son petit mot, sûre et certaine. On va bien voir au JT... Faut toujours qu'il rajoute son grain de sel, ce con-là. Lui qui dit (source : Le Canard) que oui, les Français, l'université, ils s'en foutent, mais que l'hôpital, c'est différend, ça concerne tout le monde, c'est encore pas lui qui va faire que les choses changent. Quel idiot, quel idiot, quel idiot. Et les médias soumis n'arrangent pas le truc. Ils sont prêts à parler de tout en premiers titres sauf de la crise. Sauf de la révolte étudiante et de la loi Bachelot qui transforme l'hosto en entreprise, au grand mécontentement de tout le personnel. Et les écoles primaires, on les oublie. Heureusement qu'il y a des journaux FCPE qui en parlent un peu...

1 mai 2009

Le 1er mai

Ah, le 1er mai ! C'est le muguet, les manifs et, cette année en tout cas, le superbe week-end à flâner dans Paris… Ce 1er mai sent l'été, et c'est bien agréable. ☀ ☀

Je n'ai pas envie de travailler mon violon. Juste d'en jouer… Soyons cosmopolites, ma fantaisie russe avance, j'ai quatre morceaux turcs à travailler, et des études allemandes.

On a regardé HP 3 hier, je ne l'avais jamais vu. Avec le 4, c'est une des pires adaptations... Il y a dix fois trop d'effets spéciaux, plus ou moins merdiques, des acteurs qui ne savent pas faire semblant de pleurer, de la musique médiocre, John Williams oblige, et l'esprit du livre mal rendu. Mais c'est aussi un film qui donne envie de sauter de joie après, quand on est une ado qui adore Harry Potter, ses super livres, ses films pourris aux musiques lamentables. Qui aime Harry Potter tout court. Et qui est donc prête à supporter tout ça. Et l'éternel Hedwig's theme :
Mi la, do si la, mi rééé, siii, la, do si sol, si miiii... (ça, c'est ma version, je l'ai pris en la mineur, mais enfin... Je me demande si c'est pas plutôt en do mineur).

16 avril 2009

Perles, perles, perles...

Contrôle de SVT. On nous demande de décrire le trajet d'une tartine dans l'estomac. Dans une copie de la 5e A, un petit malin qui met :
"La tartine se transforme en muscle..."

Toujours chez les 5A, exercice de géo, sur l'Asie. "La religion principale en Chine est Hong-Kong". Hem.

Un mot dans le carnet de V. :
"A copier 50 fois : Le cours de français n'est pas fait pour parler de Tata Suzanne".
Comment il s'était débrouillé pour parler de Tata Suzanne en cours de français...


Pendant notre heure d'Heure de Vie de Classe, un grand bruit retentit dans le couloir :
A. : — Un avion !
M. : — Nan, des assassins !

M., en cours d'allemand : — Ah ouais, madame, j'crois qu'ya un hélicoptère à Berlin, suspendu, là, vous savez... !
Prof : — Un hélicoptère ? A Berlin ? Suspendu où ?
M. : Ben j'sais pas... dans l'ciel...


Et en latin… Le dernier cours avant les vacances :

La prof : — Citez moi des villes dont le nom se termine par un S...
Quelqu'un : — Bordeaux !

On devait toujours essayer d'improviser une scène de Amphytrion :

— Ta femme a accouché de deux jumeaux.
— QUOI ??
— Ta femme a accouché de deux jumeaux !
— Eh ben... Ça fait beaucoup !

Une que seuls les initiés pourront comprendre, toujours dans Amphitryon :

E., qui joue Amphitryon : — Je suis mort...
Quelqu'un dans le public : — Mais steive !

J'explique : steive, en gros, ça veut dire "on s'en fout de ta vie". C'est très pratique quand on ne veut pas perdre sa dignité. Agaçant pour l'interlocuteur qui espérait te rabattre le caquet, et qui ne comprend pas que c'est justement un signe de faiblesse. Et toi, tu te crois malin...

15 avril 2009

Encore des livres

Alors... je rajoute quelques bouquins dans ma bibliothèque favorite.
J'ai découvert, au début des vacances :

Chroniques du bout du monde, de Paul Stewart. Un cycle de trois trilogies (oui, ça fait beaucoup) qui racontent l'histoire de Spic, un jeune homme qui devient pirate du ciel, part dans des aventures incroyables, de son grand-père Quint et de son petit-fils. Rémiz (on sait, les noms, ça fait tiquer); C'est très bien écrit, les créatures fantastiques sont toutes plus originales et intéressantes les unes que les autres.

Amkoullel, l'enfant peul, livre de Amadou Ampâté Bâ. Que je n'ai pas fini ; un pavé de 520 pages, on me pardonnera ! En tout cas, arrivée à la moitié, je trouve que c'est un livre superbe, l'autobiographie de son écrivain malien, qui, comme le dit l'accroche au dos, est "à la fois roman d'aventures, tableau de mœurs et fresque historique".

Histoire de rigoler un peu, je me suis risquée à emprunter Les Châtiments, de Hugo (Waterloo, Waterloo, Waterloo, morne plaine !).
Ça reste un tissu de poésie lourde et agaçante ; du Hugo, quoi (bon, j'exagère, j'aime bien Les orientales). C'est bien, mais juste pour lire l'humiliation de Napoléon, en imaginant que c'est le crétin qui nous sert actuellement de président. Réincarnation à travers les siècles ?
Je n'ai toujours pas aimé ce bouquin (on l'avait un peu vu en primaire, pour cause de leçons sur Napo), et pourtant, "Je lis la Princesse de Clèves !".

7 avril 2009

En français :
Prof : — Alors M, là, dans son coin, il est en train de se mettre des spaghetti sur la tête, on sait pas pourquoi...

Prof : — On a atteint le degré zéro de l'écriture, là ! Même dans les mots que vous vous envoyez en cachette, y'a rien d'écrit.

M. (on parle des genres de la presse écrite) — La chronique, ça raconte seulement des choses qui se passent la nuit.

Tant qu'on est dans la presse, on parle du tremblement de terre dans les Abruzzes, en Italie, dans la nuit du 5 au 6 avril :

Prof : — Bon, on a pris les hôtels de vacances pour loger les sans-abris, parce qu'ils étaient presque vides. Y'a pas beaucoup de gens qui vont en vacances au mois de mars, hein...
A. : — Oui, mais en avril ?

A. (on doit écrire un article sur le séisme) — Ah, mais je ne sens pas l'inspiration me monter au cerveau !


On doit vraiment avoir l'air d'une classe de fous...

2 avril 2009

Parodies Harry Potter et bêtises

Je suis fan de HP. Ça n'empêche pas d'aimer l'humour débile de certains parodieurs.

Par exemple Kélota et Kélato, auteurs d'une saga MP3 version stupide. Non, franchement, c'est drôle, mais je pense que faut être jeune pour aimer ça, vue la réaction de mes parents... http://kelotakelato.blogspot.com/
Il y a aussi cette parodie sympa et vraiment, vraiment débile, compilation d'extraits du film 5. Absurde, mais drôle !

Pour l'instant, ce sont les seules parodies vraiment bien que j'ai trouvé. Les autres (TouTube, Dailymotion) sont pour la plupart vulgaires et pas marrantes.

Ah, si, il y a aussi a saga "Harry Potter et le Malaise des Jeunes". Certains épisodes sont mieux que d'autres. En gros, ça reprend des extraits du film 4, mais l'histoire est celle de jeunes qui s'embêtent à Poudlard et veulent faire une révolution. Il y a donc, par exemple, un chapitre avec Malefoy en bourgeois de droite et Harry en prolétaire...


En restant sur la case bêtises, deux édifiantes répliques de quidams dans ma classe :

Allemand. Prof : — Le château de Louis II de Bavière a inspiré...
M. : — Sarkozy ? (N'empêche, ça aurait pu... Pour info, le château en question a inspiré celui de Disneyland, aux USA.)

Latin. On joue Amphitryon.
— Ah, mais Madame, elle est trop érotique, cette scène, s'indigne A. !

31 mars 2009

J'écris ton nom...

IL EST LIBRE !

L'homme sans-papiers, père d'un élève de mon collège est libre !
Son dossier était difficile à défendre, mais voilà, c'est fait. Grâce aux parents d'élèves et autres mobilisés qui se sont battus pour lui...

30 mars 2009

La nouvelle formule minceur est enfin arrivée !

NOUVEAU !!
La nouvelle formule Minceur + 3 en 1 !
Trop de hanches, trop de cuisses, trop de fesses ?
Remédiez à ces graves problèmes avec Minceur + 3 en 1, de la marque Allwaysfitness. Effet garanti sous 3 mois !

Vous vous sentez mal dans votre peau ? Vous avez trop de formes ? Notre magazine Blablatruc est fait pour vous ! Vous y trouverez toutes les recettes minceur dont vous avez besoin ! 650 € seulement !


Nous, les femmes, on a trop de hanches, trop de fesses, trop de cuisses, on se sent mal dans notre peau.... Vous le croyez vraiment ?
Qu'est ce qu'il vous faut pour que vous cessiez de nous harceler avec vos pubs, vos inutilités juste bonnes à alimenter nos complexes ? Qu'on devienne des hommes ?

28 mars 2009

L'art urbain perd l'esprit

En ce moment, une expo sur le tag et le graffiti a lieu au Grand Palais. Une amie de mes parents, qui travaille avec des artistes urbains (Mosko, Nemo, Mesnager) nous a raconté que :
  • A l'entrée, environ 150 tags sur des toiles (il ne faudrait pas non plus salir les murs) et un panneau : ATTENTION, il est interdit de taguer de façon illégalle (merci l'orthographe), etc etc, conformément à l'article numéro ... alinéa ... .
  • Certaines toiles sont refusées parce que ce n'est pas de la peinture, ça sort un peu de l'image, du cliché...
  • Et puis la médiatisation, le truc les bidules les machins, et que je te remette des décos inutiles, tout en artificiel, en exagérations.
…et quand vous ressortez de l'expo, vous êtes vide. Ça ne vous a rien apporté. Toute cette pub, tout ces néons, ces inutilités, pour strictement rien.

Mais où est donc passé l'esprit "poétique, presque enfantin et à peu près illégal" de cette forme d'art ? Ça devient un phénomène de mode, une espèce de show-business à la André Rieu sans aucun sens artistique, sans démarches, ni rien du tout. Merci la pub.

21 mars 2009

Photos d'art urbain

Jef Aérosol reste quand même un de mes artistes préférés (photos de yoyolabellut, un utilisateur de Flickr fan d'art urbain : on le voit à sa galerie) :




Rue Boussingault 13è - Sitting kid par yoyolabellut


Il y a aussi Jérôme Mesnager ...

Jérôme Mesnager @ Paris par yoyolabellut



... et Brokencrow, spécialiste des animaux :



12 mars 2009

Mais non, les adultes ne savent pas tout

L'insistante question de l'enfant, s'accrochant à la main de son père comme à une bouée l'autre jour dans la rue : Dis moi pourquoi !

7 mars 2009

Perles de la 5E

Quelques perles qui ont été dites ou écrites par mes profs ou des élèves de ma classe :

En Heure de Vie de Classe, la prof fait une phrase qui reste en suspens, complétée par A. :
" Si vous avez des problèmes avec vos camarades... on porte plainte".

M., en cours d'allemand, fait part de ses avis médicaux : Pour pas être malade, faut mettre un poisson sur sa tête.

Dans sa copie d'anglais, L. nous réinvente l'histoire : Martin Luther-King a été empereur.

V., en cours de français : Le théâtre au Moyen-Age :
— Si les pièces ont du succès... on fait de la pub.
— Au Moyen-Age, la première partie de la pièce est la scène é... quilatérale.

Mme C, ma prof de français : Quand j'étais petite, moi, petite parisienne, je croyais qu'il n'existait que deux espèces d'oiseaux : le moineau et le pigeon, et que le moineau était le bébé du pigeon.

"Mais madame, vous savez que ça existe pas les gens qui naissent avec un Bescherelle dans la tête ? " , fait remarquer A en cours de français.

A., toujours très logique, affirme : "L'Irelande, on l'appelle "île d'Emeraude" parce qu'elle est mauve".

E., en latin, improvise dans une partie d'Amphitryon : Amphitryon et Alcmène se disputent à cause de Jupiter, et E., qui joue Sosie, intervient : "Hé ! Si vous voulez divorcer, vous divorcez !"

A., montrant une carte des Etats-Unis en cours d'anglais : Oh, y'a Montpellier !

L., en français (on fait les propositions, et donc les antécédents), affirme que le roi s'assoit avec son trône. La prof demande si elle s'assoit aussi avec sa chaise, et L, très sûre d'elle, mais un peu étonnée que personne ne fasse la même chose, répond :
"Ben oui, moi je m'assois avec ma chaise, ma chaise elle s'assoit avec moi !"

A, angoissée : "cette salle elle est trop bruyante, mes oreilles elles vont s'éclabousser !"

Et trois perles de ma classe de 6e :

"Hercule était une déesse grecque." Extrait de contrôle d'histoire.

Dans ce même contrôle d'histoire, un élève mettait : "Alexandre le Grand à hérité du royaume de Bénidorm". Il se trouve que, les deux cours précédant le contrôle, nous étudiions les littoraux urbanisés en géo. Avec pour exemple cette station balnéaire espagnole.

A., remarquant pour la première fois mes (horribles et détestés) boutons d'acné : "Oh, t'as plein de boutons, t'es malade ?"

19 février 2009

Des perles sympa

Pour se détendre et rigoler un peu, ce site de perles dont je mets les meilleures ici :
  • "L'Europe, au début du siècle, est divisé en plusieurs continents Plus tard, le Traité de Rome sera signé par Henri IV en 1957, et l'Europe se transforme en un seul continent. En 2009, la Bulgarie et la Roumanie sont entrées en Europe. Avant que l'Europe se transforme en un seul continent, le roi Louis IV décida que ses sujets et autres citoyens auraient la même religion que lui"
  • Louis XVI s'est enfui car il avait peur de Napoléon Bonaparte
  • Question : Quelles sont les obligations des musulmans ?
  • Réponse : De croire en Jésus Christ.
  • Question : Qu'a changé l'invention de l'agriculture dans la vie des Hommes ?
  • Réponse : Ils ont pu avoir des ordinateurs et des meubles, mais aussi ils ne vivent plus dans des tentes en peau de dinosaure.
  • Le président a le grand pouvoir de passer à la télévision quand il veut, dans tous les journaux télévisés (avec notre omniprésident actuel, tout s'explique).
  • Jacques Chirac est mort en 2007.
  • Le Commerce triangulaire était l'ancêtre du commerce équitable.

Voila... pour les premières pages. Mais allez voir, c'est sympa (serai-je en train de faire de la pub ??)... Par contre, les commentaires entre parenthèses sont parfois un peu lourds ; on comprend très bien ce qui ne va pas...

16 février 2009

Finalement...

Finalement, la campagne n'est pas une torture tant que ça... De toute façon, on ne sort pas beaucoup étant donné le froid (ce qui m'arrange), et les feux de cheminée sont bien agréables (si, si, parfois, ça sert d'avoir une cheminée !) par contre, le jardin est un peu mort, en cette saison, et le vent nous a fait des surprises... Enfin bon. Il y a l'accès Internet, donc ce n'est pas trop un trou paumé ;-) !!

15 février 2009

St Valentin

Ah oui, c'est vrai, hier c'était la St Valentin....
Je déteste la St Valentin. Et ces idiots se sont crus obligés de faire un reportage dessus au journal...
Déjà, je n'ai pas d'amoureux, alors ça me déprime.
Ensuite, c'est vraiment une fête fantastiquement commerciale.
Et ces gros cœurs partout, ces niaiseries en forme de baisers baveux, merci bien. Encore une fois, je dois exagérer un petit peu. Je fais un peu mémé aigrie, en disant tout ça, mais bon...

Aujourd'hui, je pars à la campagne, comme dit hier. Je n'en ai pas du tout, mais alors pas du tout envie. Plutôt envie de grandes ballades en ville à la recherche d'art urbain (les 20e et 13e arrondissements en sont pleins), à jeter un coup d'œil à l'expo Prévert... et aussi à glander à la maison pour faire de l'ordi dès que mon père n'y est pas, je l'avoue. Besoin d'un peu d'urbanité. Parce que, en dehors des vacances, je n'ai jamais l'occasion de faire des vraies sorties en ville, pour moi.

14 février 2009

Funny writing...

Vous connaissez Flickr ? Un site de partage de photos... il y a un album qui rassemble beaucoup de trucs de ce genre :

 par Môsieur J.

ou bien cette mise en garde :

au 36 par Môsieur J.

et l'inconditionnel prêcheur :


† par Môsieur J.



Tout ça ici...