12 juillet 2010

Buuuut.

La Micronésie à gagné. Grand bien leur fasse.


Par ailleurs, j'ai trouvé une brève de comptoir sympathique qui parle d'autre chose que du foot (millésime 2000) :
Les peintures de Lascaux on trouve ça génial, mais si ça se trouve à l'époque personne en voulait chez lui.

11 juillet 2010

Moiteur parisienne

Le titre est stupide et terre-à-terre. Je sais.
Toujours est-il que c'est juillet à Paris. Juillet morne, chaud et humide, sans même une quelconque fraîcheur apportée par la nuit, je suis dans une sorte d'état second. Je ne fais rien, à part écouter de la musique et déprimer malgré ma décision d'écouter les infos le moins possible (c'est sans doute le fait que de travailler un concerto de Bach par cette chaleur, en faisant attention à la justesse et la technique, est un défi insurmontable). Non, à la place, j'écoute du punk (Les Bérus, The Exploited, Ludwig von 88, Tagada Jones). Pas joyeux non plus. Je ne saurais pas vous dire ce qui se passe dans le monde à l'heure actuelle. Je ne suis même pas certaine de la nationalité des deux équipes qui s'affronteront pour la finale de la Coupe du monde. Barbade-Micronésie, je suppose.

Dans trois jours, fête nationale — sans la traditionnelle garden-party à l'Élysée, puisque notre bon président à décider de "se serrer la ceinture". C'est vrai, ça a dû lui demander un sacrifice énorme, tout comme les chasses à Chambord qu'il avait soit dit en passant lui-même rétablies. Je hais le 14 juillet, comme la Saint-Valentin, Noël et la fête des mères. Cette année encore plus, parce que mon cours d'histoire de juin sur le XIXe siècle m'a ouvert les yeux. A la base une propagande en faveur de la République, c'est devenu une manipulation destinée à nous faire aimer notre pays malade en ces temps de crise.
Notre pays qu'on doit aimer et qui fout ses humoristes un peu trop provocateurs à la porte, défiant la liberté d'expression, dont les ministres ne démissionnent jamais, même quand ils sont pris dans les magouilles financières jusqu'à la pointe des cheveux, dont les milliardaires ne déclarent pas leurs biens au fisc et n'ont pas honte de l'avouer, notre pays qui fait la guerre un peu partout pour des choses tellement absurdes que c'en est ridicule. Et qu'on est censé vénérer.

14 juillet 1789, prise de la Bastille. Liberté, putain, liberté ! Qu'est-ce que c'est aujourd'hui que la liberté ? Rien. Nos rêves sont réduits à néant par des dictateurs en herbe, qui osent faire de nous leurs chiens, leurs esclaves, leurs sujets soumis et lavés à coup de foot et de capitalisme. Je vous entends déjà, esprits bien-pensants, me rétorquer que je ne suis pas si mal en France, que je n'ai pas idée de ce qu'est vraiment une dictature. Bien sûr, mais je ne fais pas dans les propos modérés, c'est mon gros défaut. Mais si vous faites abstraction de mes gribouillis de jeune idéaliste écervelée, rendez-vous compte qu'on n'est pas non plus obligés de se contenter de ce qu'on a. On peut faire mieux (ne me demandez pas comment, je vous répondrai qu'il faut donner le pouvoir aux chats et aux poissons rouges). Si ce n'est plus aux adultes de le faire, puisqu'ils sont occupés à sauver leurs retraites, ce sera à nous... bordel, je ne sais pas comment on va faire... m'enfin, l'année prochaine, j'essaierai de m'engager quelque part. Une association écologiste, humanitaire, ça doit bien être possible, même à mon âge. Parce que, même si dans ce monde avarié et infirme, on a de quoi être un grand défaitiste, il reste des gens qui luttent, de grandes femmes et de grands hommes, et tout n'est pas perdu. Adolescents et utopistes de tous les pays, unissez vous...